M. Ngon, vous êtes écrivain/poète, ancien membre de l’association Luppepo international, vous avez publié plus d’une vingtaine d’œuvres, surtout des œuvres sentimentales et érotiques sur Amazon.fr et vous vivez au Cameroun.

 

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1. Depuis quand écrivez-vous ?

Pour être juste, je vous dirai que j’écris depuis 2005 date de mes premiers textes qui ont marqué mon futur dans l’écriture

2. Qu’est-ce-qui vous a amené à l’écriture ?

La solitude, l’angoisse, la tristesse, sont bien des choses qui m’ont amené à écrire car je me rappel qu’en cette époque, je me posais beaucoup de questions sur ma vie, notamment sur ce que j’allais devenir.

3. Vous avez choisi de vous faire publier par une maison d’édition en ligne, pourquoi ce choix et pas des maisons d’édition traditionnelles ?

À propos d’avoir choisi de me faire éditer par une maison en ligne, je dirais que j’ai été tout simplement séduit par les offres qui se sont présentées à moi ce qui m’a amené à croire que je pouvais tenter ma chance. Puis tout de suite, j’ai compris que j’avais plus de bonheur en me faisant éditer par une maison d’édition en ligne plutôt que celle traditionnelle.

4. Avez-vous déjà essayé de vous faire publier dans une maison d’édition camerounaise ?

Non ! Je n’ai jamais essayé ; je dirais même jamais songé

5. Si non, pourquoi ?

Parce que j’ai toujours trouvé que ce serait très peu bénéfique vu le marché du livre qui n’est pas très compétitif dans ce pays. En plus de cela, l’édition du livre au Cameroun a encore des progrès à faire notamment sur la façon dont les livres sont référencés et le lieu où ils sont référencés y compris la communication autour. C’est encore un véritable risque dans lequel je n’ai pas souhaité me mêler.

6. Avez-vous essayé de vous faire publier dans une maison d’édition à l’étranger ?

Oui ! Notamment dans une maison d’édition à compte auteur. Mais cela, il y a bien longtemps que je n’ai plus édité de livre chez eux. Depuis l’année où ils m’ont donné le privilège de remporter un prix littéraire

7. Si oui, dans quelle maison d’édition ?

Il s’agit bel et bien de la maison d’édition Edilivre. Un éditeur à compte auteur que j’ai affectionné pendant plusieurs années avant de me retrouver dans une autre maison d’édition en ligne.

8. Finalement vous avez choisi Edilivre et puis Amazon, pourquoi cette option ?

Je l’ai tout simplement fait parce que j’avais soif d’être lu. Je voulais que les gens découvrent une littératurelégère. Celle qui m’a transformé durant plusieurs années. Alors, pour cela, il a fallu que j’intègre ces maisons et je puis vous dire qu’au jour d’aujourd’hui j’en suis fier.

9. Avez-vous eu à débourser des frais pour participer à l’édition de vos œuvres ?

Je dirai non car les maisons d’édition que j’ai eu à contacter m’assuraient déjà que mes livres seront édités sans débourser de frais au préalable ; pourvu que mes manuscrits retiennent leur attention.

10. Votre genre est plutôt provocateur, vos œuvres sont spécialisées dans le domaine de la littérature romantique et même très souvent érotique, qu’est-ce-qui motive ce choix ?

Vous avez dit provocateur, oui mais je vous dirai pas de manière péjorative car une littérature est là pour conscientiser et éduquer les lecteurs. J’ai bien des livres provocateurs justement parce que j’aime ça. Parfois, il m’arrive de vouloir sortir des thèmes classiques, ce qui est aussi une de mes marques de fabrique. Cela révèle une autre identité de moi-même si certaines personnes trouvent cela absurde. En ce qui est de la littérature érotique, certains vous diront que c’est parce que ça fait vendre mais ce n’est pas ce qui moi me motive. C’est plutôt le désir d’être un écrivain qui mélange les genres et essaye de franchir les tabous

11. Est-ce-que le fait de publier en ligne vous a aidé à vous rendre plus visible ?

Oui je dirai même assez visible car depuis mon premier livre, je n'ai cessé de courtiser de nombreux lecteurs sur la toile ; ce qui me motive à travailler plus encore. Il y a qu’à regarder mes centaines de ventes de livres par mois pour comprendre que la valeur d’un homme n’attend point le nombre des années.

 

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12. Avez-vous déjà été invité à une manifestation littéraire quelconque pour présenter votre œuvre ?

Oui bien sûr, au salon du livre de paris qui se déroule tous les mois de mars de chaque année et pour lequel je ne m’y étais pas rendu pour des désirs personnels que je ne souhaite pas évoquer ici.

13. Qu’est-ce-que votre maison d’édition a fait pour la promotion de vos œuvres ?

Je vous dirai que la plus grande promotion que ma maison d’édition a fait pour moi c’est de référencer mes livres sur plus de trois mille librairies et dix mille points de vente à travers le monde. Un référencement qui me rend tout simplement fier de l’appartenir.

14. Vous êtes très présent sur la toile, vous avez 2 blogs respectivement sur wordpress et overblog et une page Facebook où vous communiquez régulièrement sur vos publications, pourquoi cette forte présence en ligne ?

Vous avez bien fait de les citer. Un écrivain doit exister sur toutes les formes qui sont mises à sa disposition. Il ne doit pas se limiter à écrire seulement. Il a besoin d’être lu et même apprécié. Raison pour laquelle je fais le maximum d’efforts d’être en lumière car je sais que ce serait un bonheur pour ma vie littéraire.

15. Pensez-vous avoir un avenir sur Internet ?

Oui ! Bien sûr puisque je l’ai déjà à travers une visibilité croissante qui me donne de vendre des livres papiers et numériques à travers le monde

16. Envisagez-vous d’autres possibilités de publication en ligne ?

Non ! Pour le moment je continue de me réjouir du fait que mes livres rencontrent un public extraordinaire. Je crois que c’est l’essentiel quant à l’édition en ligne. Si j’aurai des progrès à faire, c’est de rencontrer de potentiels éditeurs traditionnels dignes de ce nom qui ne feront qu’accroître mon succès avenir dans les livres

17. D’autres stratégies de diffusion ?

Oui ! La diffusion de mes livres papiers notamment au Cameroun où par rapport à ailleurs ils ne sont pas très connus. Également à travers la presse pour laquelle j’ai un respect énorme.

18. Quels sont les avantages et les inconvénients de la publication en ligne selon votre expérience?

Tout d’abord, les inconvénients de la publication en ligne sont telles sortes que vous ne bénéficiez pas d’une promotion réelle à part celle faite par vous-même. Il vous faut fournir tant d’efforts pour créer vos propres référencements sur Internet et cela sans attendre que quelqu’un le fasse à votre place. C’est une façon pour vous de communiquer et d’attirer une attention particulière sur vos œuvres littéraires. Comme avantage, vous pouvez bénéficier de plus de 60% sur la vente de vos livres aux formats papiers. Quant aux livres numériques, cela peut aller jusqu’à 70% de la vente en ligne. Vous êtes votre propre éditeur et c’est vous qui fixez le prix de votre livre que vous mettez à la disposition du public.

19. Avez-vous déjà participé au salon du livre de Yaoundé ?

Non ! Pas encore si l’occasion se présente à moi, alors je n’hésiterais pas à m’y rendre. Cela fait partie du monde dans lequel je me suis lancé il y a maintenant presque quinze ans.

20. Vous avez obtenu le prix littéraire Edilivre en 2015, pas beaucoup d’écho au Cameroun, à quoi cela est-il dû selon vous ?

Par rapport à cela, je dirai que c’est la faute aux principaux promoteurs culturels qui jusqu’aujourd’hui n’ont pas su apporter un intérêt convenable à la place que peut avoir le livre. Du coup, les gens s’y intéressent très peu et ne voient pas quelle serait la valeur et même la richesse que cela pourrait apporter dans un pays. Mais je peux néanmoins me réjouir de certaines presses en ligne qui en avaient parlé.

21. Que veut dire pour vous : être écrivain au Cameroun en 2019 ?

Être écrivain en 2019 pour moi signifie donner encore le maximum de soi pour laisser une marque dont les gens s’en souviendront car chaque année doit être un challenge pour un écrivain qui sait qu’il doit produire des œuvres littéraires qui pourront édifier plusieurs générations

22. Quel avenir prédisez-vous à la littérature camerounaise dans les prochaines années ?

À cette littérature, je la prédis un avenir promettant car il y a plein d’écrivain talentueux dans ce pays qui ont certainement de beaux jours devant eux. Ce qui leur reste à faire, c’est de continuer simplement de travailler pour que le moment venu ils soient des flambeaux qui ne s’éteindront jamais.

 

propos recueilli par: Himco Fodjo Flora